Correspondance européenne | 232, UE

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UE: sentence de la Cour européenne en faveur du crucifix

sentence de la Cour européenne en faveur du crucifixLa Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui compte 17 juges, a rendu son arrêt définitif sur la présence de crucifix dans les écoles publiques en Italie, en donnant raison à l’Italie.

Dans un premier jugement, en 2009, la Cour européenne avait condamné l’Italie, jugeant que la présence de crucifix dans les salles de classe était contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Mais Rome avait obtenu le renvoi de l’affaire en appel devant la Grande Chambre. Huit pays européens de tradition catholique ou orthodoxe avaient soutenu le gouvernement italien dans cette affaire.

Dans un communiqué, le directeur du bureau de presse du Saint-Siège affirme que cette sentence a été accueillie avec satisfaction. « Il s’agit – souligne-t-il – d’une sentence particulièrement engageante et historique. L’État italien dans son recours en appel avait obtenu un soutien inédit de la part de nombreux États européens et l’adhésion de plusieurs organisations exprimant un sentiment largement partagé par les populations.

La sentence reconnait à un niveau juridique international et qui fait autorité, que la culture des droits de l’homme ne doit pas être en contradiction avec les fondements religieux de la civilisation européenne, à laquelle le christianisme a apporté une contribution essentielle. Elle reconnait que conformément au principe de subsidiarité, chaque pays doit pouvoir bénéficier d’une marge confortable quand il s’agit de la valeur des symboles religieux dans son histoire culturelle et son identité nationale.

Dans le cas contraire on finirait paradoxalement, au nom de la liberté religieuse par bannir son expression de l’espace public en violant cette même liberté et gommant les identités spécifiques et légitimes ». « La Cour – conclue le Père Lombardi – affirme donc que l’exposition du crucifix n’est pas de l’endoctrinement, mais l’expression de l’identité culturelle et religieuse des pays de tradition chrétienne ».