Correspondance européenne | 234, Hongrie

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Hongrie: la Constitution reconnaît les racines chrétiennes

Sainte Couronne La Hongrie a enfin approuvé sa nouvelle Constitution. Disposant de plus des deux tiers des voix, la coalition de la majorité a ainsi pu faire passer le texte qu’elle avait promis pendant la campagne électorale et pour lequel elle avait demandé l’approbation du peuple hongrois.

Toutes les bonnes propositions de la veille ont été confirmées : on reconnaît la protection publique du mariage que l’État s’engage à promouvoir comme cellule fondamentale de la société, et surtout le Droit à la Vie, prévu« dès la conception jusqu’à la mort naturelle ».

Le préambule de la nouvelle Charte fondamentale, reconnaît ensuite expressément les racines chrétiennes du Pays, comme le confirme les armes du pays qui portent la Sainte Couronne et la figure de Saint Étienne (Istvan, Stéphane) de Hongrie (969-1038). On lit à ce sujet dans le début du texte : « Nous sommes fiers du fait qu’il y a mille ans notre roi, Saint Stéphane a fondé l’État hongrois sur des fondations solides, et qu’il a fait de notre une partie de l’Europe chrétienne. (…) Nous reconnaissons le rôle que le Christianisme a joué dans la sauvegarde de notre nation ».

En revanche la norme qui devrait accorder aux familles avec des enfants une voix de plus, reste encore en discussion. Toutefois, le Président du Conseil, Viktor Orban, depuis peu en place, s’est déclaré confiant quant aux possibilités de sa réalisation. Ce fait est d’autant plus important à souligner que pour ce semestre, c’est précisément la Hongrie qui occupe la Présidence de l’Union Européenne, c’est à dire l’Institution qui s’est le plus opposée à la reconnaissance des fruits sociaux et culturels qui dérivent de la tradition spirituelle sur notre Continent.

Pourtant, et l’on pouvait s’y attendre, des voix contraires se sont élevés, surtout en provenance de la grande presse laïciste. En Italie, tant le quotidien “Il Corriere della Sera”, que “La Repubblica”ont lancé une campagne de dénigration d’une violence verbale inouie, jugeant çà et là la nouvelle Constitution comme “fasciste”, voire même comme « un retour à l’Europe des Années Trente » (!), justement parce qu’elle défend le caractère obligatoire des valeurs naturelles et éternelles.

Sur le plan international, Amnesty International, déjà bien connue pour ses positions pro-avortement et à ce titre “défiée” publiquement par le Saint Siège, a publié un communiqué de condamnation contre la Hongrie pour « violation des Drois de l’Homme », accusant par cette expression grandiloquente la négation de la reconnaissance juridique des couples de fait (y compris, mais pas seulement, les homosexuels) et de l’avortement libre, effectivement (et à juste titre) répudiés par la nouvelle Constitution. (O. E.)