Correspondance européenne | 235, Belgique

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Belgique: deuxième Marche pour la vie

Deuxième Marche pour la vieOrganisée pour la deuxième fois par un collectif d’étudiants, la Marche pour la Vie a rassemblé à Bruxelles près de 3 000 participants le dimanche 27 mars dernier sous le slogan : “L’avortement arrête un coeur de battre et en brise un autre”. De nombreuses délégations étrangères étaient présentes en provenance de Pologne, d’Irlande, des Pays-Bas, de France et mêmes des Etats-Unis.

Bien que proclamée pluraliste, cette marche contre l’avortement et l’euthanasie fait montre d’une forte concentration catholique et a été clôturée par une intervention de l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr André-Joseph Léonard. « Aucune loi n’est éternelle. Toutes les lois peuvent être améliorées. Mon but est de garder les consciences en éveil. Et c’est le travail des hommes politiques d’éventuellement améliorer la loi sur l’avortement », a proclamé ce dernier.

La marche s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur, rendant les services d’ordre inutiles, malgré les tentatives de contre-manifestation de la Ligue anti-fasciste. En dépit de l’augmentation du nombre des participants, la marche demeure un succès très relatif comparé à celui d’autres marches pour la vie en France ou aux Etats-Unis. La mobilisation reste difficile d’autant plus que la marche n’est soutenue par aucun grand média en Belgique.

Si Mgr Léonard est fidèle au rendez-vous, il faut noter que la défense de la vie n’est pas une priorité pour les autres évêques belges puisqu’aucun d’entre eux ne s’est déplacé alors que la date était annoncée avec un an d’avance. De ce fait, la marche n’est pas annoncée par les services diocésains et la hiérarchie de l’Eglise de Belgique n’encourage pas les fidèles à y participer. Parmi les mouvements catholiques, ce sont surtout les traditionnalistes qui prennent l’initiative d’inviter leurs membres. La plupart des autres gardent une prudente réserve. Il est facile de prédire que la Marche pour la Vie décuplerait le nombre de ses participants si cet obstacle était levé. (G. de B.)