Correspondance européenne | 245, Corée du Nord

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Corée du Nord : la mort du dictateur, Kim Jong-il

Kim Jong-il, le « cher leader » de l’une des plus cruelles dictatures communistes au monde est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 69 ans. La télévision de Corée du Nord l’a annoncé le 19 décembre dernier, s’empressant de déclarer que « tout le peuple coréen suivra le nouveau leader Kim Jong-un », le troisième enfant du défunt, connu pour être un homme sans scrupules et pour ses velléités de démontrer la puissance militaire et nucléaire de la Corée du Nord.

Aux funérailles, qui se sont déroulées le 28 décembre 2011 aucune délégation étrangère a étè acceptée. Depuis longtemps, la Corée du Mort est en proie à une pauvreté dramatique. Après la chute du Mur de Berlin, Moscou n’a plus poursuivi son aide à la politique de la Corée du Nord, tandis que Pékin, tout en maintenant ses relations avec le pays, a toutefois pris ses distances avec cet allié peu fiable et encombrant.

Le régime déploie de grandes parades militaires ainsi que des essais nucléaires, mais la population – on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la terrible tyrannie des “Khmers rouges” au Cambodge (1975-79) – souffre d’un manque de nourriture et des produits de première nécessité : après la dislocation de l’URSS et une série de catastrophes naturelles, la Corée du Nord a subi une famine faisant jusqu’ici entre 900 000 à deux millions de morts. (E. G.)