Correspondance européenne | 245, Grande Bretagne

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Grande Bretagne: la pilule abortive arrive à domicile

Un cadeau de Noël est arrivé pour les adolescentes anglaises. Durant toutes les fêtes de fin d’année, le service de santé national offrira gratuitement la “pilule du lendemain” à celles qui la demanderont. Pour la recevoir, il suffira de se connecter à Internet, remplir un questionnaire pour indiquer son âge, puis s’entretenir pendant un quart d’heure environ avec une infirmière qui prendra en compte d’éventuelles contre-indications.

La pilule arrivera par la poste dans une boîte contenant également des préservatifs et des tracts pour la diffusion de la contracepion. Ce n’est qu’un échelon supplémentaire de la politique abortiste d’un pays, la Grande Bretagne qui est désormais devenue l’endroit idéal pour toutes les femmes européennes qui souhaitent interrompre leur grossesse.

La possibilité déjà offerte aux mineures de demander par SMS à l’infirmière de l’école la pilule abortive, comme c’était le cas à Oxford n’avait visiblement pas suffi. Ni celle de pouvoir acheter le “médicament” sans ordonnance, même à 13 ans, , comme c’était le cas au pays de Galles, où la pilule est vendue comme un produit de parapharmacie. À présent, avec ce service offert pour les jours de fête, on peut même recevoir la pilule à domicile, ce qui évite des complications ennuyeuses.

L’auteur de cette initiative n’est autre que le British Pregnancy Advisory Service, qui dans certains hôpitaux pratique l’avortement comme un service de santé national, présentant un spot publicitaire pour le moins ambigu. On y voit des lumières de Noël qui composent le mot “sexe”, au-dessus duquel est écrit un message à double sens : “Ce Noël t’excite ? ”, que l’on peut lire aussi comme : “Tu t’excites ce Noël ?”

Les organisations pro-life ont bien entendu protesté contre cette campagne qu’elles considèrent comme une incitation à l’avortement. Norman Wells, de l’organisation Family Education Trust, a défini le tout comme « un cynique exercice de marketing », qui vise à spéculer sur le marché des services abortifs. Les données qui proviennent de la Grande Bretagne sont impressionnantes.

C’est précisément en Angleterre que les grossesses non désirées chez les très jeunes sont parmi les plus nombreuses d’Europe, et 60 % d’entre elles se soldent par un avortement légal. En outre, c’est justement pendant les Fêtes de Noël, quand les jeunes tendent le plus à la transgression et à consommer des boissons alcooliques que la possiblité qu’une jeune fille se retrouve enceinte est la plus élevée.

Il suffit d’indiquer pour exemple qu’en janvier 2010 le nombre de femmes qui avait demandé une consultation sur l’avortement était de 15 % plus élevé que celui des autres mois de l’année.

La promotion de la pilule du lendemain livrée à domicile à Noël, et la banalisation de l’interruption de grossesse qu’elle entraîne, marque un nouveau pas franchi dans la guerre contre la vie à naître et révèle une fois encore, si besoin était, que l’abandon des principes et des valeurs fondés sur la tradition chrétienne entraîne un effondrement du concept même d’humanité. (Fe. C.)