Correspondance européenne | 251, Italie

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Italie: mise en garde contre la “pilule du lendemain”

La pilule contraceptive d’urgence “EllaOne”, aussi appelé “pilule du lendemain”, est « potentiellement abortive et doit être donc retirée du commerce »,  demande l’association parlementaire italienne « Intergroupe pour la valeur de la vie ».

Après la mise sur le marché italien de la pilule contraceptive, le 2 avril dernier, 85 députés et sénateurs des divers groupes politiques italiens ont décidé de déclencher une action visant à « bloquer » sa vente , estimant que celle-ci « est incompatible » avec la législation du pays.

Lors d’une récente conférence de presse au Palais Madame – siège du sénat – , à Rome, le sénateur Stefano de Lillo, a annoncé, au nom du Comité interparlementaire pour la vie,  qu’une interpellation de leur part a été présentée au ministre de la santé, Renato Balduzzi, et qu’une procédure antitrust a été lancée pour demander la suspension de la commercialisation du médicament.

Selon le groupe interparlementaire la « pilule en question, banalement définie comme ‘contraceptif d’urgence’, (…) est présentée comme anticonceptionnelle alors que son mécanisme est surtout abortif, puisqu’il empêche l’embryon de se loger dans l’utérus et donc de survivre ».

Les effets abortifs de la pilule du lendemain, sont expliqués par le prof. Bruno Mozzanega, gynécologue à l’université de Padoue, auteur, avec Erich Cosmi, du département de sciences gynécologiques  et de la reproduction humaine, d’un article publié sur la revue officielle de la société italienne de Gynécologie et Obstétrique.

« D’un point de vue moléculaire – a-t-il précisé – l’EllaOne a des caractéristiques similaires à celles de la RU486. Les indications jointes au produit sont totalement inexactes et guère exhaustives. La pilule est présentée comme un anti-ovulaire, alors qu’en réalité, à n’importe quel moment de son ingestion lors du cycle menstruel, celle-ci compromet irréparablement l’endomètre, enlevant toute possibilité à l’embryon de s’implanter ». « Donc – a-t-il ajouté – la femme généralement ovule et peut concevoir, mais l’enfant ne trouve pas de terrain fertile pour se fixer ».