Correspondance européenne | 253, Grande Bretagne

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Grande-Bretagne: les données inquiétantes sur les avortements

En Angleterre il a eu 38 269 avortements pratiqués par les adolescentes en 2010: un chiffre, annoncé par le “Daily Telegraph” avant sa publication par le Ministère de la Santé, qui confirme le pourcentage très élevé d’adolescentes britanniques qui recourent à l’avortement, tenu compte de l’incessante campagne de promotion du préservatif lancée par le gouvernement britannique depuis déjà plusieurs années.

Ceci démontre non seulement que l’utilisation des contraceptifs n’a pas évité les grossesses dites non désirées, mais qu’elle contribue aussi de manière significative à leur augmentation: avant tout parce que le préservatif, contrairement à ce qu’en disent les médias, n’empêche pas de rester enceinte (des recherches scientifiques très fiables ont mis en évidence un pourcentage de risque d’environ 12 %), mais aussi parce que la propagande pour l’utilisation du préservatif est une invitation à vivre la sexualité de façon précoce, désorganisée et compulsive.

Il y a une autre donnée qui pousse à la réflexion: parmi les 38 000 femmes environ qui ont avorté, 5 300 étaient à leur deuxième expérience, 485 à la troisième alors que certaines d’entre elles étaient à leur sixième ou septième avortement (“Avvenire”, 29 mai 2012).

Ce sont donc des données choquantes qui témoignent la nature perverse et pervertissante de la société actuelle. Des décennies d’assassinats légalisés et d’exaltation du sexe et de la promiscuité sexuelle ont rendu nos contemporains, et surtout les jeunes, esclaves des passions et des vices, victimes souvent inconscientes d’une tromperie mortelle. Tout cela au nom d’une fausse liberté et d’un mythe du progrès tout aussi trompeur. (A. D. M.)