Correspondance européenne | 258

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France : la 22e Marche pour la vie et la famille

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’ayant quasiment aucune liberté d’action sur le plan économique a décidé de donner satisfaction à son aile gauche en mettant en œuvre une des promesses de campagne de François Hollande : l’accès au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels. Face à cette attaque gravissime contre le fondement même de toute société, l’union stable d’un homme et d’une femme qui seule assure la bonne éducation des enfants, la résistance s’est organisée et s’amplifie mêlant autorités religieuses, élus, sociologues, médecins…

Dans ce contexte la 22e Marche de prière pour la vie et la famille était organisée conjointement cette année, le 20 octobre, par l’Association Catholique des Infirmières et médecins (ACIM) du très actif docteur Dickés, SOS Tout-Petits du célèbre docteur Dor, Renaissance Catholique association historiquement organisatrice de cette Marche présidée par Jean-Pierre Maugendre, Laissez-les-Vivre SOS Futures Mères, association doyenne du combat pour la vie avec le docteur Perrel et Notre-Dame de Chrétienté, association organisatrice du pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres, présidée par Hervé Rolland. En Gaule un tel rassemblement est déjà un évènement…

Dès le départ, sur le parvis de la basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris, de nombreux ecclésiastiques et membres ou sympathisants des associations organisatrices étaient présents : père Damien-Marie (Fraternité de la Transfiguration), chanoine Trauchessec (ICRSP), abbé Le Coq (FSSP), abbé Perrel (IBP), abbé Pagès (diocèse de Paris), frère Nicolas (Riaumont)… C’est le père Damien-Marie qui prit la parole au départ pour rappeler le sens surnaturel de cette marche de prière et de réparation. Les marcheurs, très sensiblement plus nombreux que les années précédentes, souhaitaient par leur présence et leurs prières défendre la loi naturelle et rappeler les droits de Dieu sur la société. La foule s’est rendue, sans incident, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, récitant le chapelet et chantant des cantiques.

Le Salut du Saint-Sacrement de clôture, présidé par le chanoine Trauchessec assisté de l’abbé Lecoq, s’est déroulé dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre comble, aimablement mise à la disposition des marcheurs par le Père Laverton, son recteur. Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique rappela en conclusion, avec vigueur, la nécessité de la prière dans le combat actuel à mener contre ceux qui s’attaquent à la vie et à la famille. En effet les adversaires de la loi naturelle, qui est l’autre nom de la loi de Dieu, sont en fait les complices plus ou moins conscients de celui qui est menteur et homicide depuis le commencement. Contre lui les moyens simplement naturels seront toujours insuffisants.

 La Providence a voulu que la première des manifestations publiques organisées contre la dénaturation du mariage et pour le respect de la vie soit une démarche de prière. C’est ainsi un gage d’espérance et de victoire que d’avoir imploré, avant toute autre démarche, le pardon et l’assistance du Sacré-Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en Lui. Nul doute que les marcheurs de ce jour seront également les fers de lance des initiatives en cours pour le respect de la simple loi naturelle : pétitions, manifestations des 18 novembre (Civitas) et 20 janvier (Collectif En Marche pour la vie), appels aux élus et à la résistance civile…Espérons que, pour une fois, le bon sens populaire l’emportera sur l’idéologie partisane !