Correspondance européenne | 262, États Unis

Imprimer cette page

États-Unis : l’importance des Marches pour la Vie

Un succès, c’est bien ce qu’a été, comme chacun sait, la dernière Marche pour la Vie qui a eu lieu à Washington. Il s’est agi d’un succès quantitatif et qualitatif puisque 500 000 personnes ont participé dont de nombreuses familles et de nombreux jeunes, et ce avec conviction, défiant les intempéries, le froid rigoureux et la neige, afin d’affirmer leur « oui » à la vie et leur « non » à l’avortement. Mais il existe une seconde considération qui vaut la peine d’être faite. Au lendemain de l’événement, il faut reconnaître l’importance de ce qui a eu lieu : un important revers pour la Présidence Obama, aplatie sur des positions poussées en faveur de la contraception et de l’avortement, au point de chercher à rendre impossible l’objection de conscience. Et il s’est agi d’un signal fort, plus fort que de nombreuses autres initiatives qui ont eu lieu dans le passé.

Marcher pour la vie non seulement est possible mais est en soi un devoir. Il ne s’agit pas tant et pas seulement de lever le drapeau des pro-vie mais d’incarner les Valeurs, les Principes non négociables au sein de la société actuelle, dans notre quotidien, au sein de nos familles, partout. Le soutien apporté en ce sens par le Pape Benoît XVI à la Marche pour la Vie de Washington a été particulièrement significatif. Le Souverain Pontife s’est en effet uni à ceux qui y ont participé en priant « afin que les responsables politiques protègent les enfants non-nés et promeuvent une culture de la vie ».

Ce qui a poussé S. Em. le Cardinal Sean O’Malley à affirmer clairement : « Benoît XVI est avec nous ». Mais tout aussi significatives ont été les paroles du Président de l’Académie pontificale pour la Vie, S.Exc. Mgr Ignacio Carrasco de Paula, qui dans le cadre d’un entretien avec la “CNA”, a déclaré sans ambages que « les marches pour la vie de la conception à la mort naturelle » ne constituent pas seulement « un point de repère historique important pour les catholiques » en ce qu’elles sont un témoignage historique de la sainteté de la vie humaine, mais sont « très importantes pour le monde entier. L’Église soutient les marches dans le monde entier parce que ceux qui y participent font partie de cette même Église. L’avortement n’aide pas les femmes au moment même où cela est le plus nécessaire mais il devient une source de souffrance intérieure. Nous avons été créés par Dieu pour être heureux et l’avortement est justement l’opposé du bonheur ».

Il s’agit d’une position claire, à n’en pas douter. Aux États-Unis, la Marche pour la Vie a été organisée tout de suite après la légalisation de l’avortement de la part de la Cour Suprême. Quarante ans ont passé depuis cette norme, adoptée en 1973, et elle a déjà coûté la vie à 55 millions d’enfants innocents. Face à cette hécatombe, que faire ? « J’invite chacun d’entre vous – a affirmé Jeanne Monhan, porte-parole de la Marche de Washington – et en particulier les jeunes à penser dans votre cœur à la manière dont Dieu veut employer chacun d’entre vous afin de mettre fin rapidement à cet abus des droits humains qu’est l’avortement ».

C’est pourquoi, l’encouragement du Souverain Pontife, de S. Em. le Cardinal O’Malley, de S. Exc. Mgr Carrasco de Paula, et de chacun de ceux qui ont participé à l’imposante manifestation de Washington ne sont pas simplement une aide pour les nombreuses personnes qui travaillent pour les Marches pour la Vie en Europe et dans le monde, mais elles constituent également la confirmation importante d’un engagement qui est plus qu’un geste : un engagement concret et tangible qui vise à faire connaître au monde entier ce qu’il y a de plus vrai dans le cœur de l’homme, à savoir l’amour pour la vie. (M. F.)