Correspondance européenne | 262, UE

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UE: les «principes de Yogyakarta» bientôt appliqués en Europe?

L’année 2007 a été, suite à une décision du Parlement européen, l’année européenne de l’égalité des chances pour tous. Peu nombreux en revanche sont ceux qui ont compris la signification de cet événement et rares sont ceux également qui savent que la bureaucratie de Bruxelles continue à travailler afin de créer « une société plus juste », un travail qui devrait être achevé en 2016 avec l’entrée en vigueur des nouvelles cartes d’identité personnelles sur lesquelles le terme “sexe” sera remplacé par la sigle moderne IG pour identité de genre.

Peu nombreux sont ceux qui savent que la décision qui a abouti à l’adoption de la perspective “moderne” du genre a été le fruit de l’application des « principes de Yogyakarta », principes qui tendent à faire appliquer les lois internationales relatives aux droits humains à l’orientation sexuelle et à ce qu’il est convenu d’appeler l’identité de genre. Ces principes ont été instillés par 31 “experts” de différentes provenances qui, de facto, ont décidé d’abolir les lois naturelles considérées obsolètes. Vu la portée de l’argument, il aurait peut-être mieux valu informer de manière adéquate les 500 millions de personnes qui vivent en Europe et devraient adopter cette révolution anthropologique malsaine.

En réalité, tout procède en sous main jusqu’au jour où arriveront les nouvelles cartes d’identité sur lesquelles les figures traditionnelles de l’homme et de la femme seront remplacées par cinq genres selon les indications d’Anna Fausto Sterling (The five sexes: Why Male and Female Are Not Enough, “The sciences”, March/April 1993, pp. 20-24). Sur la base des principes de Yogyakarta, toutes les orientations sexuelles – c’est-à-dire l’attraction sexuelle vis-à-vis de l’autre sexe, de son propre sexe, des mineurs et de tout sujet ou objet – doivent avoir une valeur égale dans le monde gouverné par la modernité, tout comme doit être possible le fait de changer son identité sexuelle (l’homme qui se sont prisonnier d’un corps “erroné” pouvant devenir femme et vice versa sans aucune interférence et ce aux dépens du contribuable). Telles sont les nouvelles frontières des droits humains qui portent en elles également les nouveaux droits civils.

Il n’est pas possible de dire que ces thèmes n’arrivent pas à l’attention du public. On en discute mais personne ne sait qu’indépendamment de tout, le processus poursuit sa course. La politique semble avoir tendance à outrepasser le seuil du nouveau monde. La position prise par le “conservateur” Cameron en Grande-Bretagne, pour ne pas parler de l’Espagne et des pays nordiques, laissent penser qu’il n’existe aucun empêchement en la matière. C’est la raison pour laquelle il faut se réveiller et réagir afin qu’un jour personne ne puisse dire que les États qui ne collaborent pas à la mise en place du nouveau paradigme établi par le Parlement européen seront soumis à sanctions. A ce moment-là, il ne restera plus que deux solutions : accepter la situation ou avoir recours aux armes. (D. N.)