Correspondance européenne | 284, Italie

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Italie : conférence pro-vie internationale à Rome

DSC_3081-419x278Rome ! En choisissant de tenir dans la Ville éternelle, le 3 mai dernier, la première conférence pro-vie internationale qui a désormais vocation à se renouveler chaque année, les organisateurs ont marqué une réalité très profonde : c’est sous l’aile de l’Eglise, Mère et Maîtresse, que l’on peut constituer une force d’opposition à la progression mondiale de la culture de mort.

Rendez-vous est déjà donné – toujours à Rome – pour la prochaine réunion, le 9 mai 2015. Cette première rencontre internationale, co-organisée par le plus important site d’informations pro-vie mondiales, LifeSiteNews, l’organisation catholique de défense de la vie, Human Life International, et Family Life International New Zealand, a été à la hauteur de ses espérances. Il s’agissait d’abord de créer des liens, de permettre une meilleure circulation des informations, des initiatives : permettre à chacun, dans le respect de l’identité de chaque groupe, d’apporter son éclairage enrichi par son expérience de terrain.

La date choisie allait elle aussi de soi : moins d’une semaine après la canonisation de Jean-Paul II, défenseur du maintien de l’enseignement traditionnel et moral de l’Eglise sur la vie et la famille, Rome était sous le signe d’Evangelium vitæ. Et tout naturellement, l’ensemble des quelque 70 participants venus d’une vingtaine de pays ont rejoint le dimanche 4 mai la Marcia per la Vita internationale qui en est à sa quatrième édition.

Après une réunion privée qui permit aux leaders de se rencontrer et de s’exprimer en toute liberté, les conférences ouvertes au public accueillirent les prestigieuses interventions du cardinal Raymond Burke et de George Weigel, biographe américain du pape Jean-Paul II, spécialiste de théologie et de science politique, défenseur passionné du droit à la vie.

Le cardinal Burke apporta son appui intellectuel à la déclaration signée par 52 leaders pro-vie demandant à l’Eglise catholique de montrer sa « miséricorde » à l’égard des responsables politiques favorables à l’avortement en leur refusant l’accès à la communion. Car « celui qui mange et boit indignement mange et boit sa propre condamnation »… Cette intervention d’un prince de l’Eglise est symbolique à elle seule du rôle que tient la religion catholique dans le rappel de la loi de Dieu, et donc de ce qui fait le vrai bien et le vrai bonheur de l’homme.

Le cardinal a longuement cité Evangelium vitæ. Lorsque les différents responsables d’associations et de mouvements se sont présentés, on a pu mesurer l’extraordinaire impact des appels à l’action de son auteur lors de ses déplacements dans le monde entier : combien d’organisations d’aide aux futures mères, de défense de l’enfant à naître et de toutes sortes d’initiatives au service de la culture de vie y ont trouvé leur source ! Cela revenait sans cesse : médecins, journalistes, hommes et femmes engagés dans la société civile… expliquaient comment leur choix de se lever et de battre avait été une réponse directe aux appels précis du « pape de la vie ».

Toute la richesse et l’inventivité du monde chrétien étaient visibles là. Depuis ces jeunes filles de Croatie qui ont avec leurs amis – contre toute attente et grâce à la prière publique – obtenu l’inscription de la vraie nature du mariage, union d’un homme et d’une femme, dans la Constitution de leur pays, jusqu’à Jason Jones, cet Américain infatigable qui assure la promotion de films qui sont objectivement au service de la vérité et de la vie, pour changer la culture. Quoi de plus urgent ? (Paul Rutten)