Correspondance européenne | 300, Livre

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Livres : Interroger l’Islam. 1235 questions à poser aux musulmans

 

interroger-l-islam--elements-pour-le-dialogue-islamo-chretien« Je me réjouis de l’existence et de la réédition du livre Interroger l’Islam, remarquable outil offert à l’humanité livrée au danger de l’Islam. Avec le Père Guy Pagès, je convoque l’humanité au tribunal de sa conscience et la somme de dire la vérité au sujet de l’Islam (…) ». Par ces mots Joseph Fadelle ouvre la préface de cet ouvrage du Père Pagès présentant 1235 questions à poser aux musulmans. Termes surprenants qui tranchent avec les discours convenus (Interroger l’Islam. 1235 questions à poser aux musulmans, DMM 2015, 320 pages, 21 euros).

Mais qui sont-ils pour s’exprimer ainsi ? Joseph Fadelle, né en 1964 en Irak au sein d’une famille musulmane, qui a raconté son histoire et sa conversion au christianisme à travers un livre célèbre : Le prix à payer. Le Père Guy Pagès, prêtre catholique français, né en 1958, ordonné en 1994, ayant vécu et évangélisé en République islamique de Djibouti, spécialiste de l’Islam.

Ils le savent et ils l’assument. Le discours n’est ni politiquement ni même « religieusement » correct, mais ils ont saisi l’urgence de témoigner, de réveiller les consciences sur cette question brûlante d’actualité. « Quand je suis arrivé à Djibouti, je me suis aperçu à quel point les musulmans avaient soif de la Vérité. En 5 mois, j’eus la joie de voir douze musulmans demander le baptême ! Et eux-mêmes, tout juste catéchumènes évangélisaient déjà leurs compatriotes ! Souvent s’ils ne se convertissent pas, c’est parce que l’on ne veut pas les évangéliser, que l’Eglise elle-même, de facto, justifie l’Islam et favorise ainsi l’indifférentisme ».

De retour à Paris, il poursuit son apostolat grâce à deux outils indirects, mais non moins efficaces : la plume et le clavier ! Des tracts d’évangélisation, des vidéos sur internet, son blog islam-et-verité.com et cet ouvrage Interroger l’Islam dont le succès, sans le secours des medias, a tout de suite réclamé une deuxième édition.

Son objectif ? Interroger l’Islam, le mettre à la question. Informer massivement, aussi bien les chrétiens que les musulmans, à son sujet. « Le dialogue inter-religieux et interculturel entre chrétiens et musulmans est une nécessité vitale, dont dépend en grande partie notre avenir » déclarait Benoît XVI à Cologne en août 2005.

Mais le Père Pagès est convaincu que ce dialogue, pour être constructif, doit se faire en vérité : « Le relativisme informant si profondément la culture occidentale postule qu’il n’y a pas de vérité objective, existante en soi, indépendamment du fait d’être connue ou non, en sorte qu’infectés par cette idéologie, nos contemporains en viennent à douter de pouvoir jamais connaître La Vérité. Mais alors, à quoi bon parler si ce n’est pour ne rien dire ou apprendre de vrai ? (…) Il est plus que temps et déjà bien tard, d’accepter de voir l’islam tel qu’il est et non tel que nous le voudrions » (p. 28).

L’Islam est unique. Il n’existe qu’un seul Allah et un seul Coran. S’il y a des musulmans modérés, il n’y a pas d’Islam modéré (sourate 60, verset 4 : «Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul», et sourate 2, verset 193 : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association [christianisme] et que la religion soit entièrement à Allah seul »).

Une affirmation qui nous touche tous aujourd’hui : l’Islam modéré n’est qu’un cheval de Troie. « Le terrorisme islamique est l’outil de combat de l’Islam dans sa lutte pour la conquête des territoires non encore soumis à son autorité et le système démocratique permettant la libre expression est sans nul doute son moyen de diffusion le plus efficace en Occident. Grâce à lui, à la dévitalisation morale de nos sociétés postchrétiennes et au relativisme érigé en paradigme universel, les combattants d’Allah ont réussi à hisser leurs actions au rang de la légitimité politique, nous conduisant à renier nos valeurs et à nous auto-condamner » (p. 29).

L’aisance avec laquelle il passe des citations bibliques à celles du Coran, montre sa connaissance profonde du sujet. Sans doute a-t-il lu le Coran plus que beaucoup de musulmans eux-mêmes, et certainement avec plus d’esprit critique, lequel est blasphématoire en Islam. Et c’est précisément le sens du titre de cet ouvrage : quand on invite les musulmans à la réflexion sur leur propre religion, les illusions tombent très vite et les incohérences surgissent.

Ce livre se veut un manuel à l’usage de tous, pour connaître les contradictions et arguties, mensonges et calomnies véhiculées par l’islam et lui servant de justification, en sorte qu’à sa lecture il devient très facile de le démonter. Comme les 3 millions d’internautes annuels qui visionnent ses vidéos diffusées sur le net, ce livre contribuera certainement à ouvrir les yeux aux hommes de bonne volonté pour que leurs cœurs ainsi libérés puissent entendre la Vérité ! (Marie Perrin)