Correspondance européenne | 315, Belgique

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Belgique : l’islam frappe à nouveau

BruxellesLes récents attentats qui ont ensanglanté l’aéroport de Bruxelles-National et le métro bruxellois s’inscrivent parfaitement dans la logique de la terreur telle qu’elle est prescrite dans le Coran : « Nous jetterons l’épouvante dans les cœurs des incrédules » (s. 3, v. 114/151). L’objectif est la soumission des “infidèles” : « combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte soit rendu à Dieu dans sa totalité » (s. 8, v. 39-40) car l’islam ne veut pas tant l’adhésion du cœur que la soumission que les combattants espèrent obtenir par la peur.

Or cette technique fonctionne : les déploiements impressionnants des forces de l’ordre et les multiples contrôles auxquels la population est soumise génèrent une psychose qui est un prélude à la soumission. La population, lasse de l’insécurité, pourrait accepter que le gouvernement fasse des concessions pour obtenir une nouvelle tranquillité, par exemple une cession de territoire ou l’introduction de la sharia dans la vie publique.

Cependant, le sentiment public n’évolue pas dans ce sens-là. Il est plutôt enclin à l’indignation contre le gouvernement qui démontre une fois de plus son incapacité à résoudre la crise. Après les attentats de Paris, le gouvernement belge avait déclaré l’état d’alerte maximale à Bruxelles. De nombreuses perquisitions ont été faites. Des dépôts d’armes ont été mis à jour et la cellule terroriste de Verviers a été démantelée.

Les observateurs les plus avertis, peut-être aussi les moins entendus, ont fait remarquer que tout cela aurait pu être fait depuis longtemps. Le gouvernement ne faisait qu’utiliser des informations qu’il possédait. Les attentats lui donnaient une bonne occasion d’agir. Aussi cette agitation soudaine du gouvernement n’a servi qu’à donner l’impression qu’il contrôlait la situation puisqu’en réalité, mis à part l’arrestation de Salah Abdeslam, il n’a pas été capable d’empêcher de nouveaux attentats ni même de prévoir qu’ils auraient lieu. Pour quelques terroristes qui se font exploser, il y en a des centaines qui attendent le tour dans l’ombre.

Chaque fois, comme les frères El Bakraoui, ce sont des récidivistes connus des services de police. En octobre 2010, Ibrahim El Bakraoui avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir ouvert le feu avec une kalachnikov sur des policiers à Bruxelles et à Laeken dans le cadre d’un braquage chez un agent de change.

Il avait été condamné à une peine de 9 ans de prison. Que faisait-il en liberté en 2016 ? Expulsé de Turquie vers la Belgique en 2015 avec une mise en garde précise à l’attention des autorités belges, il a été relâché en Belgique faute de pouvoir prouver ses liens avec les jihadistes. A présent, la Belgique dément ce fait et accuse les Pays-Bas de l’avoir relâché.  En février 2011, Khalid El Bakraoui avait été condamné à 5 ans de prison sans sursis pour des car-jackings. La justice belge porte donc une immense responsabilité dans les attentats de Paris et de Bruxelles pour avoir remis en liberté des criminels extrêmement dangereux, parfois même avant le terme de leur peine.

Le gouvernement belge se signale aussi par sa totale incompétence. Il fait de grandes manœuvres policières. Ses efforts seraient plus efficaces s’ils se concentraient sur les quartiers où crèchent les terroristes. Bien entendu, l’accueil sans discernement de nouveaux migrants rend la situation de plus en plus difficile à gérer. De plus, à aucun moment la source du terrorisme – l’islam – n’est mentionnée.

Le gouvernement et les médias font des efforts considérables pour prévenir l’amalgame entre islam et terrorisme. Il faut à tout prix éviter la stigmatisation des musulmans vivant en Belgique – ce qui est déjà une forme de soumission. Cet objectif semble parfois plus important que la sécurité même des citoyens, lesquels sont d’ailleurs de moins en moins dupes puisqu’il suffit de lire le Coran : « Lorsque vous rencontrez des infidèles, eh bien ! tuez-les au point d’en faire un grand carnage » (s. 47, v. 4). Difficile d’être plus explicite. (Christophe Buffin de Chosal)