Correspondance européenne | 339, Venezuela

Imprimer cette page

Venezuela :la dictature marxiste se fortifie

La gravité des récents événements qui ont eu lieu au Venezuela devrait faire sonner le tocsin du monde libre. Face aux menaces du président Trump d’intervenir militairement au Venezuela pour réinstaurer l’ordre, la réponse a été à un vrai coup d’Etat de la part du chavisme. Avec une arrogance sans précédents, l’Assemblée nationale constituante élue de façon fallacieuse et illégitime dans les derniers jours du mois de juillet, a déclaré la fin des fonctions du Parlement vénézuélien (Assemblée nationale) et ena pris le relais.

Avec ce coup d’État, non seulement on nie les droits constitutionnels à l’opposition mais on annonce déjà l’imposition de l’idéologie marxiste qui sera infligée dans le plus pur style de Castro ou de Staline, qui est le même. Avec un cynisme impressionnant, l’Assemblée constituante a proclamé la disparition de la propriété privée, l’imposition de l’économie d’État, la suppression des libertés démocratiques, l’opposition illégale au régime et la répression brutale de ceux qui oseront s’opposer au dictateur Maduro.

En appliquant ces mesures le Venezuela chutera vertigineusement dans l’apocalypse communiste. Avec une révolution marxiste progressive qui a duré vingt ans, le chavisme a œuvré petit à petit une transformation radicale de l’État sans que cela n’ait jamais suscité d’alarme en Occident. Mais maintenant ce même État estime qu’il est temps d’étrangler le pays et de proclamer la fin de la liberté et d’imposer le début de la répression la plus radicale.

Nous assistons donc au coup final du chavisme pour transformer cette nation dans une nouvelle Cuba ou Corée du Nord. Pendant ce temps, les principaux opposants sont en prison, les quelques libertés encore existantes disparaissent et l’économie du pays s’effondre au point de ne plus pouvoir trouver ni nourriture, ni médicaments, ni produits de première nécessité. Et le monde regarde le Venezuela plonger dans une crise humanitaire et sociale effrayante.

Mais comment cela a-t-il pu avoir lieu dans le pays le plus riche d’Amérique latine? Cela est arrivé parce que le Venezuela a été soumis à l’un des pillages les plus scandaleux de l’histoire. (…) Le chavisme a volé le patrimoine du pays et au lieu de l’utiliser pour faire du Venezuela une nation prospère et juste, il l’a transformée en une nation pauvre et mendiante. Le chavisme a laissé la population vénézuélienne dans la pauvreté ce qui a provoqué un exode massif vers les pays voisins, en particulier la Colombie.(…)

Celle du Venezuela est une triste réalité qui a cependant aussi un côté religieux. La plupart de ses habitants sont catholiques et, en tant que catholiques, attendent une déclaration claire et nette dupape François sur la tragédie qu’ils vivent. Il serait difficile pour eux de comprendre pourquoi le Pape ne le ferait-il pas vu qu’il parle si clairement de l’injustice sociale à d’autres latitudes. (…) Face à la prochaine visite du pape François en Colombie, au cours de la première semaine du mois de septembre, les catholiques vénézuéliens attendent de lui un mot d’orientation et d’aide qui leur permetted’espérer en un retour de leur pays à la civilisation chrétienne. (Eugenio Trujillo Villegas)