Correspondance européenne | 341, États Unis

Imprimer cette page

États-Unis : suppression d’images religieuses dans une école catholique

Aux États-Unis, une école catholique a décidé d’enlever presque toutes les statues religieuses, ainsi que les icônes et images de dimensions moyennes, dans le but d’être plus « inclusive ». L’école concernée est l’Institut Saint Dominique de Saint-Anselme, en Californie.

Amy Skewes-Cox, présidente du Conseil d’Administration de l’École, a déclaré que le déplacement ou l’enlèvement des représentations religieuses était «complètement en adéquation» avec le nouveau Projet stratégique de l’École Saint Dominique, qui a été approuvé l’an dernier à l’unanimité par le Conseil d’Administration, ainsi que par les religieuses dominicaines de San Rafael. Sister Maureen McInerney, qui est la Prieure Générale des Sœurs Dominicaines de San Rafael, a expliqué que « Saint Dominique est une école catholique qui accueille aussi des personnes de toutes les religions. L’Ecole fait des efforts pour être ouverte à toutes les religions». L’École Saint Dominique a été fondée par les Sœurs Dominicaines en 1850 en tant qu’école indépendante, catholique. Mais, pour la Directrice de l’établissement, Cecily Stock, « nous voulons que les familles soient bien conscientes du fait que nous sommes une école indépendante » car les parents de potentiels nouveaux élèves qui ont visité le campus avaient exprimé leur préoccupation en voyant toutes les statues et images religieuses.

Au lieu de donner des cours de formation catholique aux élèves, l’École Saint Dominique dispense désormais des informations en philosophie et en découverte des religions du monde. Il s’agit, d’après Madame Stock, de « responsabiliser chaque élève et de leur donner toutes les informations qui leur permettent de découvrir leur propre but dans la vie, leur propre vérité ». Et, au directeur du Département Philosophie, Éthique et Religions du monde, Mirza Khan, de déclarer : « la philosophie de l’enseignement dominicain n’est pas d’enseigner qu’il n’y a qu’une seule vérité. Mais de favoriser les échanges, de convier intentionnellement des participants ayant des points de vue différents à un processus ouvert de recherche philosophique et spirituelle. Cela a de tout temps été une partie de la tradition dominicaine ».