Correspondance européenne | 350, Euthanasie

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Déclaration de JAHLF pour Alfie Evans

Les membres de l’Académie Jean-Paul II pour la Vie Humaine et la Famille (JAHLF), récemment créé e par d’anciens membres de l’Académie Pontificale pour la Vie (APV), ont décidé de publier une déclaration en faveur d’Alfie Evans et de ses parents, Tom et Kate Evans. Les membres suivants — membres du Conseil d’administration, Membres du Conseil consultatif ou simples membres — ontsigné le texte ci-dessous :

Mercedes Arzù Wilson, Dame Colleen Bayer, JudieBrown, John Bruchalski, Paul A Byrne, Pilar Calva, Carlos Augusto Casanova, Anca Maria Cernea, Virginia Coda Nunziante, Christine de Marcellus Vollmer, Roberto de Mattei, Richard Fitzgibbons, Luke Gormally, Maike Hickson, Pedro Luis Llera, Maria Madise, Stéphane Mercier, Steven W.​ Mosher, Doyen Nguyen, Claude Edward Newbury, Paul von Oldenburg, Claudio Pierantoni, Philippe Schepens, Josef Seifert, Maria Smereczynska, Jeanne Smits, Gerard van den Aardweg, Thomas Ward, John-Henry Westen.

Voici la déclaration:

 

Pour Alfie Evans.

Nul homme et femme de bonne volonté ne peutre ster indifférent devant la situation désespérée d’Alfie Evans et de ses parents — leur bataille héroïque contre la tyrannie d’une alliance médico-légale.

Le garçon de 23 mois est resté en vie pendant deuxjours, respirant de façon autonome après avoir été retiré du soutien respiratoire le 22 avril 2018. Il a obtenu la nationalité Italienne et une ambulance a érienne médicale était prête à l’emmener à l’Hôpital Bambino Gesù de Rome pour continuer à recevoir des soins appropriés.

Pourtant, la Haute Cour de Manchester a décidé le 23 avril 2018 que l’enfant ne sera pasautorisé à voler en Italie !

La question la plus évidente qui pèse sur notre conscience collective n’est-elle pas la suivante : Qui a le droit naturel de prendre soin d’Alfie et de sauve garder son intérêt ? Est-ce l’État ou les parents de l’enfant ? Il va de soi que les parents, en vertu de la relation parent-enfant, ont le droit naturel d’agir dans le meilleur intérêt et le bien-être de leur enfant ; et l’exercice de ce droit ne peut être injustement démenti par l’ingérence de l’État coercitif, sauf dans des cas d’abus et de négligence.

La deuxième question qui devrait piquer notre conscience collective est la suivante : À quoi se réfère le « meilleur intérêt » ici ? Agir dans le meilleur intérêt de quelqu’un, c’est vouloir son bien. Le bien le plus fondamental de cette vie terrestre n’est autre que la vie elle-même dont la dimension la plus fondamentale est la vie biologique ( végétative ). Qui est l’auteur de la vie si non le Dieu Créateur Lui-même ? Aucun être humain n’est l’auteur de sa propre vie. Le droit humain le plus fondamental est le droit à la vie et, par conséquent, le devoir le plus fondamental de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté est de sauvegarder la vie humaine depuis son origine jusqu’à sa fin naturelle. Le droit d’Alfie à la vie et le droit de ses parents de faire ce qui est dans le meilleur intérêt de leur fils signifient qu’ils doi ventêtre autorisés à se rendre à l’Hôpital Bambino Gesù.

D’après les considérations ci-dessus, il est évident  quel’action de la Haute Cour est une violation manifeste des droits fondamentaux de l’homme, à la fois du droit à la vie et du droit naturel des parents. De quelle manière la Courremplit-elle sa fonction d’instrument de justice ?

Tout homme et toute femme de bonne volonté peuvent reconnaître que le mépris du droit à la vie ainsi que le mépris du droit naturel des parents sont des actes d’injustice.

Par conséquent, en tant qu’hommes et femmes de foi, nous, membres de l’Académie Jean-Paul II pour la Vie Humaine et la Famille, sommes solidaires des parents d’Alfie Evans. Nous demandons instamment aux autorités judiciaires ( la Courd’Appel ) de laisser Alfie être transféré à l’Hôpital Bambino Gesù, où il pourra recevoir des soins appropriés. Nous demandons aussi respectueusement à Sa Sainteté le Pape François de renouveler son soutien à Alfie, que Sa Majesté la Reine Elizabeth II intervienne également au nom d’Alfie et que tout médecin au chevetd’Alfie ne ferarien pour hâter sa mort ou raccourcir la vie d’Alfie.