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Démission du maire LGBT de Rome

Marino(lesalonbeige.blogs.com) L’élection d’Ignazio Marino en juin 2013 à la tête de la ville éternelle avait été saluée par les médias. Bien que catholique, il s’était fait connaître pour ses batailles en faveur de l’euthanasie et de la dénaturation du mariage. 

Il y a un an (octobre 2014), le maire de Rome avait illégalement enregistré 16 mariages LGBT, alors que la loi italienne ne l’autorise pas.

A l’illégalité, encensée par une certaine presse, il ajoute scandales, mensonges, incompétences et un camouflet du pape :

Écologiste, le maire roule à bicyclette. Mais sa voiture stationne sans autorisation dans une zone interdite, et le maire a fait “sauter” les amendes qui se sont accumulées sur le pare-brise…

Peu après, une photo le montre en compagnie du bras droit de Carminati, le patron de la mafia.

La gestion de Rome part à vau-l’eau : révolte des périphéries contre les centres d’accueil de migrants, crises des ordures ménagères et des transports publics. La magistrature révèle que les  magouilles ont continué dans le conseil communal, Matteo Renzi place la ville sous le contrôle d’un commissaire gouvernemental. Le maire est sous tutelle.

Le maire de gauche part en vacances aux Caraïbes. Les voyages d’Ignazio Marino, qui est allé depuis son élection 7 fois aux États-Unis sans raison liée à son mandat, deviennent un sujet de plaisanterie.

En septembre, Ignazio Marino se rend à Philadelphie, où se déroule la Journée mondiale de la famille. “J’y vais à la demande du Saint-Père”. Non seulement le pape François ne le reçoit pas en terre américaine, mais dans l’avion du retour il le ridiculise : “Marino n’était pas invité à Philadelphie. Ni par moi ni par les organisateurs. C’est clair ?

Le coup de grâce est porté par la révélation de six additions payées par la carte de crédit de la mairie, pour 20000 euros. “Des repas de représentation avec des personnalités importantes !” se défend l’édile en énumérant ses invités : l’ambassadeur du Vietnam, les dirigeants de Sant’Egidio, des prélats, des responsables d’hôpitaux, le responsable de la World Health Association. Las ! Un à un, les soi-disant invités démentent avoir dîné avec le maire de Rome...