Avortement libre pour les mineurs?

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La vie est toujours dans la ligne de mire du gouvernement socialiste-communiste espagnol, qui espère approuver la nouvelle loi sur l’avortement d’ici la fin de l’année. Cette loi permettrait, à partir de 16 ans, d’avoir librement accès à la pilule, même sans le consentement des parents; supprimerait les trois jours de réflexion prévus jusqu’à présent pour chaque femme demandant un avortement; limiterait l’accès des médecins et des travailleurs de la santé à l’objection de conscience au moyen d’amendes et de menaces de déchéance, et obligerait les hôpitaux publics à pratiquer des avortements dans tous les cas. En outre, selon le projet de loi, le dossier clinique de l’opération, qui a sanctionné la mort du bébé dans l’utérus, serait effacé du dossier médical de la mère après cinq ans.

Il y a quelques jours, le Conseil des ministres ibérique a approuvé le projet de loi sur la “santé sexuelle et reproductive” promu par le ministère de l’Égalité et l’a envoyé immédiatement au Parlement pour approbation, en espérant d’ailleurs qu’il soit approuvé de toute urgence: après tout, il ne reste que trois mois à l’exécutif pour discuter et adopter une mesure qui, à l’inverse, est extrêmement délicate en termes de contenu et de conséquences.

Mais il y a ceux qui mettent les points sur les “i”. C’est le juge des mineurs Emilio Calatayud qui, sur son blog, se pose la question suivante: «Si une fille mineure a un avortement à l’insu de ses parents et il se passe quelque chose de grave, qui est responsable?» En effet, l’article 154 du code civil espagnol actuellement en vigueur dispose que «les fils et les filles non émancipés [comme dans le cas des mineurs de 16 et 17 ans-NdR] sont placés sous l’autorité parentale de leurs parents, autorité qui, en tant que forme de responsabilité, doit toujours être exercée dans l’intérêt supérieur des enfants, conformément à leur personnalité et dans le respect de leurs droits et de leur intégrité physique et mentale». Mais si la loi permet aux jeunes filles de 16 et 17 ans d’avorter même sans le consentement des parents, surtout en cas de problèmes graves, qui est responsable?

Il faut noter, au passage, comment face aux appels au bon sens, comme celui du juge Calatayud, sur un autre plan, celui de la politique, nous avons assisté une fois de plus à la trahison de ses idéaux, de son histoire et de son électorat par le Parti Populaire, dont un membre éminent, Isabel Díaz Ayuso, présidente de la Communauté de Madrid, a déclaré dans une interview qu’elle n’était pas seulement favorable à l’avortement, mais aussi à son extension aux jeunes de 16 et 17 ans, à qui elle souhaite d’ailleurs laisser la décision finale. Pourquoi ? «Vous ne pouvez pas forcer quelqu’un à mener une vie contraire à ses désirs», indépendamment du fait que cela ne peut et ne doit pas condamner à mort l’enfant dans le ventre de sa mère. Le Parti populaire ne s’opposera donc pas au projet de loi promu par le Ministère espagnol de l’égalité, inutile de se faire des illusions.

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