Le seul moyen d’éviter la catastrophe

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Le pape François a clôturé le mois de mai par un chapelet pour la paix récité devant la statue de Marie Regina Pacis dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure, reliée aux sanctuaires les plus importants du monde. Les paroles de l’Hymne traditionnel à la Salus Populi Romani, interprétées par le chœur de la Chapelle Libérienne, “Ô Marie, Sainte Mère, tu es le salut, la lumière et le guide du peuple romain”, ont résonné devant le monument du sculpteur Guido Galli, commandé par Benoît XV pour implorer la fin de la Première Guerre mondiale, tandis que de nombreux fidèles ont suivi la cérémonie en streaming. 

La prière du saint Rosaire est certainement plus efficace que les voyages à Moscou ou à Kiev et les réunions par téléphone ou par Skype entre les dirigeants politiques mondiaux. La situation après l’invasion russe en Ukraine est si dramatique et complexe qu’elle ne peut être résolue que de manière surnaturelle. Et de toutes les armes spirituelles dont l’homme dispose, le Rosaire est certainement la plus efficace. La dévotion au Rosaire est un instrument d’intercession, recommandé par les papes, pratiqué par les saints, demandé par la Mère de Dieu elle-même, comme source d’innombrables bienfaits pour les âmes et pour le monde.  

La dévotion au Saint Rosaire est généralement considérée dans son aspect purement individuel; cependant, elle a aussi une importante projection sociale. En effet, la pratique du Rosaire n’aide pas seulement les individus dans les problèmes et les difficultés de leur vie, matérielle et spirituelle, mais elle a aussi une portée sociale qui s’étend à la vie des peuples et des nations. 

Pendant la première guerre mondiale, par une lettre datée du 5 mai 1917, Benoît XV décide d’inclure l’invocation “Regina pacis ora pro nobis” dans les Litanies laurétanes. Quelques jours plus tard, le 13 mai, elle apparaît au Portugal à trois enfants bergers jouant dans la Cova da Iria «une Dame vêtue de blanc plus brillante que le soleil» à la main droite de laquelle pend un chapelet. Dans la brève conversation qu’elle a eue avec les trois enfants bergers, elle leur a dit : «Récitez le chapelet chaque jour pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre». 

Lors de la deuxième apparition, la Vierge Marie a demandé la récitation du saint rosaire et a annoncé que «Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé». Lors de la troisième apparition, le 13 juillet, elle leur a demandé de «continuer à réciter le chapelet chaque jour en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre, car Elle seule peut le mériter». Dans cette apparition, elle montra l’enfer et annonça une punition divine pour les péchés dans lesquels l’humanité était plongée. «Pour prévenir tout cela, dit-elle, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice les premiers samedis».  

La Vierge a également enseigné la prière à réciter après chaque mystère : «Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, délivrez-nous du feu de l’enfer, emmenez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde».  

Les quatrième, cinquième et sixième apparitions ont également commencé par la demande de réciter le Saint Rosaire quotidien. Lors de la sixième et dernière apparition, la Vierge a demandé qu’une chapelle soit construite en l’honneur de la Reine du Rosaire et c’est sous cette apparence qu’elle est apparue glorieuse au Ciel aux côtés de saint Joseph et de l’Enfant Jésus. 

Le 10 décembre 1925, la Sainte Vierge apparaît à nouveau à sœur Lucie dans sa cellule de la maison des sœurs de sainte Dorothée à Pontevedra (Espagne), pour lui expliquer comment lier la récitation et la méditation du rosaire à la pratique de la communion de réparation les premiers samedis du mois.  Posant une main sur son épaule, il lui montra un cœur entouré d’épines qu’il tenait dans l’autre main et dit : «Regarde, ma fille, mon Cœur entouré d’épines, que des hommes ingrats configurent à chaque instant avec des blasphèmes et de l’ingratitude. Vous, au moins, essayez de me consolez, et tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confessent, reçoivent la Sainte Communion, récitent le Rosaire et me tiennent compagnie pendant un quart d’heure, en méditant les quinze mystères du Rosaire dans l’intention de soulager ma douleur, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut de ces âmes».

Le 15 février 1926, l’Enfant Jésus est apparu à sœur Lucie, lui demandant si elle avait déjà répandu la dévotion à sa Sainte Mère. Elle lui dit que la Mère Supérieure était disposée à le propager, mais que son confesseur avait dit qu’elle seule ne pouvait rien faire. Jésus répondit : «Il est vrai que votre Supérieure seule, ne peut rien faire, mais avec ma grâce, elle peut tout». Lucie a montré la difficulté que certaines âmes avaient à se confesser le samedi et a demandé que la confession soit valable pendant huit jours. Jésus répondit : «Oui, cela peut être encore plus (de jours), à condition que, lorsqu’ils me reçoivent, ils soient dans la grâce et aient l’intention de réparer les offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie». Elle a demandé : «Mon Jésus ! [et] ceux qui oublient de faire cette intention ?» Jésus répondit : «Ils peuvent le faire dans une autre confession, en saisissant la première occasion qui leur est offerte de se confesser».

Quatre ans plus tard, aux premières heures du 29-30 mai 1930, le Seigneur révéla intérieurement à sœur Lucie d’autres détails concernant les communions réparatrices des cinq premiers samedis : «Et ceux qui ne peuvent pas remplir toutes les conditions le samedi, ne les rempliront-ils pas le dimanche ?», [je demandai]. [Jésus répondit]: «La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche après le premier samedi, lorsque mes prêtres, pour de bonnes raisons, l’accordent aux âmes».

Nous devons continuer à le répéter : au Rosaire quotidien, la Sainte Vierge a demandé d’accompagner la dévotion des premiers samedis du mois. Dieu veut établir la dévotion au Cœur Immaculé de Marie dans le monde et les deux piliers de cette dévotion sont la consécration de la Russie au Cœur Immaculé et la pratique des cinq premiers samedis du mois. 

Le pape François a accompli, le 25 mars 2022, l’acte de consécration de la Russie et de l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie, mais rien n’a encore été dit sur la dévotion aux premiers samedis du mois, qui est l’autre grande demande du Ciel. Le chapelet du 31 mai à Sainte-Marie-Majeure a été, à cet égard, une grande occasion manquée. Cependant, si la consécration ne pouvait être que son œuvre, la dévotion des premiers samedis est également laissée au bon vouloir des évêques, des prêtres et des simples fidèles. Dans toutes les parties du monde, la dévotion des premiers samedis du mois est pratiquée avec ferveur par des familles et des groupes de fidèles, mais pour qu’un grand mouvement marial se développe, l’initiative doit venir d’en haut, et éventuellement de Rome. 

Le pape François a annoncé un grand événement pour la fin du mois d’août prochain. Le 27 août, un Consistoire se tiendra à Rome avec la création de 21 nouveaux cardinaux, dont 16 électeurs. Le Collège des Cardinaux, aujourd’hui composé de 208 membres, passera ainsi à 229, dont 131 électeurs. Une réunion de tous les cardinaux se tiendra les 29 et 30 août pour réfléchir à la nouvelle constitution apostolique Praedicate Evangelium. Ce sera la première fois depuis 2014 que les cardinaux pourront s’exprimer librement devant le Pape dans un Consistoire. Il s’agira donc d’une grande assemblée plénière de l’Église, que le monde entier attend déjà avec impatience. 

Eh bien, n’y aura-t-il pas un cardinal pour demander au pape François, à cette occasion, de promouvoir publiquement la dévotion des premiers samedis du mois, afin de répondre pleinement aux demandes de la Vierge ?  Et n’y aura-t-il pas une pression sur les cardinaux d’ici là pour qu’ils comprennent qu’il ne s’agit pas d’une question marginale, mais d’un point central dans l’histoire du monde contemporain?

Si la paix est un don, la guerre, comme tout fléau social, est toujours une punition pour les péchés des nations. La Vierge nous a montré les moyens d’éviter la catastrophe. C’est l’heure de la prière, de la réflexion, du repentir.

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